en céramiques
Manufacture Royale de Sèvres - Service "Tête à tête" en porcelaine reticulée de couleur blanche et or

Service "Tête à tête" en porcelaine reticulée de couleur blanche et or

MARQUES EN ROUGE AU « N » COURONNE ET DATEES 1867, MARQUES EN VERT S.50, S.59, S.60, S.62, S. 64, S. 66, ET S. 67 .

MARQUES DE DOREUR P, ET E. LATACHY.
DIVERSES MARQUES EN CREUX.

EPOQUE XIXème SIECLE.

A décor de filets or soulignant le décor ajouré formé de têtes de fleurs et fleurs stylisées se détachant sur un treillage, les anses à l’imitation de tiges de bambou, comprenant :

- une théière et son couvercle
- un pot à lait
- un sucrier et son couvercle
- deux tasses et leur sous-tasse

Dans son coffret d’origine en galuchat noir, garni de satin et velours, inscrit au fer à
l’ or :

« Donné par L.L.M.M. IMPERIALES » ( L’Empereur Napoléon III et L’Impératrice Eugénie )

Hauteur de la théière : 19,5 cm

Ce modèle de service est directement inspiré de la production chinoise. Quand, le 11 avril 1826, est vendue à Paris la collection Sallé d’objets chinois comprenant une série de porcelaines blanches ajourées, le dessinateur Yacinthe Régnier s’en inspire pour créer un « déjeuner » en 1831.

La fabrication de ces pièces, très complexe, nécessite la participation de trois ouvriers différents et amène la manufacture, vers 1900, à faire redessiner un motif plus simple.

La porcelaine réticulée se compose de deux parois : la première est pleine et la seconde l’enveloppe par un effet de réseau ajouré.

Muséologie :

Musée du Louvre, conserve dans ses collections une déjeuner « Chinois réticulé » en porcelaine de Sèvres offert à la Reine Marie-Amélie en 1840.

Provenance :

Collection Particulière

Biographie de l'artiste:

En 1740, une Manufacture de porcelaine tendre est fondée. Le Roi Louis XV s’intéresse rapidement à la Manufacture de Vincennes, qui est transférée à Sèvres en 1756 dans des bâtiments construits spécialement. La réussite éclatante de la Manufacture de Vincennes-Sèvres, accompagnée des privilèges royaux, est le résultat de la conjonction heureuse entre l’excellence des matières et celles des savoir-faire et du goût inspiré de la modernité. Les modèles sont conçus par des artistes de renom, comme François Boucher, peintre du Roi, premier artiste invité en 1749. Giovanni Claudio Ciambellano, dit Duplessis père, orfèvre du Roi, est le créateur de la plupart des formes de 1748 à sa mort, en 1774. En 1752, les sculptures sont délibérément laissées en biscuit, sans émail et sans décor, afin de les distinguer de la sculpture polychrome allemande très en vogue et de les apparenter à la froideur du marbre. Etienne-Maurice Falconet, chargé de la sculpture de 1757 à 1766, participe activement au succès du biscuit de Sèvres. En 1759, le roi fait passer sous l’entier contrôle de la Couronne la jeune Manufacture.

En 1768, deux chercheurs de la Manufacture de Sèvres découvrent le premier gisement de kaolin sur le sol français, près de Limoges. La porcelaine dure est commercialisée à Sèvres dès 1770. A cette époque, le style passe du baroque au néo-classique, très présent dans la sculpture - dirigée de 1773 à 1800 par Louis-Simon Boizot membre de l’Académie royale -, avec des allégories et des sujets mythologiques. Pendant la Révolution, l’iconographie s’inspire des nouveaux thèmes patriotiques.

En 1800, le savant Alexandre Brongniart est nommé à la tête de la Manufacture qu’il dirigera pendant 47 ans. Un foisonnement de styles nouveaux caractérise la production. L’administrateur s’intéresse à d’autres matériaux céramiques et " vitriques " et à la modernisation de l’établissement avec notamment des nouveaux procédés, comme le calibrage et le coulage (aujourd’hui appelé grand coulage).

Sous le Premier Empire, un renouveau radical investit tous les styles. L’iconographie sert de support à l’épopée napoléonienne ; les architectes Alexandre-Théodore Brongniart, père de l’administrateur et auteur entre autres de la Bourse de Paris, et Charles Percier créent de nombreux modèles. Pendant la Restauration, des thèmes nouveaux apparaissent ; parmi les créateurs, figure Alexandre-Evariste Fragonard, décorateur de la Manufacture et fils du peintre célèbre.

En 1824, le Musée de céramique, créé par l’action de l’administrateur, est ouvert au public. La modernisation du coulage, entre autres, permet les prouesses très appréciées lors de la première exposition universelle à Londres, en 1851.

Sous le Second Empire, à côté des formes et décors nouveaux, le retour aux thèmes de l’Ancien Régime s’affermit ; la sculpture est de nouveau prisée après une période de désaffection. Des recherches sur les pâtes sont entamées, notamment celle de la pâte tendre en correspondance avec le goût du jour.

Dès l’avènement de la IIIe République, l’orientation plus accentuée vers la recherche et la formation caractérise l’activité de la Manufacture, qui se démarque bientôt de l’industrie naissante en conservant délibérément les métiers artisanaux traditionnels, transmis de génération en génération, encore de nos jours.

En 1876, de nouveaux bâtiments, construits spécialement par l’Etat en bordure du parc de Saint-Cloud, sont inaugurés ; ils abritent encore aujourd’hui la Manufacture nationale de Sèvres et le Musée national de céramique. Albert Carrier-Belleuse, directeur des travaux d’art (1875-1887), impulse la modernisation du style. Auguste Rodin travaille quelques années à la Manufacture, en recherchant des décors gravés sous l’émail.

  - PAIRE D'AIGUIÈRES EN PORCELAINE CÉLADON GRIS ET SOMPTUEUSE MONTURE DE BRONZE DORE

PAIRE D'AIGUIÈRES EN PORCELAINE CÉLADON GRIS ET SOMPTUEUSE MONTURE DE BRONZE DORE

Époque XIXème siècle pour la monture

Les deux aiguières ont été réalisées à partir de deux grands vases en porcelaine de Chine gris céladon craquelé, sur laquelle sont appliqués des masques de lions portant des anneaux, ainsi que deux bandeaux de broderie en relief à motifs géométriques. Porcelaine d’époque « Qian Long ».Riche monture de bronze doré et ciselé à décor de dragons ailés en ronde bosse s’enroulant autour de l’anse. Ce monstre semble s’élancer pour s’abreuver. Sous le bec verseur apparaît un visage de vieillard barbu coiffé de roseaux. Le piétement ajouré comprend quatre pieds à enroulements feuillagés. La monture en bronze, doré d’époque XIXème siècle, a été très certainement exécutée par un grand bronzier parisien. Conçues dans le style rocaille la plus exubérant, ces somptueuses montures de bronze doré déploient un enchaînement d’une éblouissante virtuosité dans les enroulements, le feuillage, les palmes et les roseaux.

Dimensions :
Hauteur : 58 cm
Diamètre : 24 cm

Muséologie
Musée du Louvre, Exposition du « Cabinet de l’amateur aux arts décoratifs » à Paris, en 1935.

Bibliographie
- Les bronzes d’ameublement du Louvre, p. 91, Alcouffe, Dion, Tenenbaum, Mabille.
- Giacomo et Rozenn Wannenes. Les bronzes ornementaux et les objets montés de Louis XIV à Napoléon III, p. 98
- Kjellberg, Objets montés du Moyen Age à nos jours, p. 52

Henry Dasson - PAIRE DE CANDELABRES  A QUATRE BRAS DE LUMIERES DE STYLE ROCAILLE, EN BRONZE CISELÉ ET DORÉ  REPOSANT SUR UN VASE EN PORCELAINE DE CHINE BLEU TURQUOISE

PAIRE DE CANDELABRES A QUATRE BRAS DE LUMIERES DE STYLE ROCAILLE, EN BRONZE CISELÉ ET DORÉ REPOSANT SUR UN VASE EN PORCELAINE DE CHINE BLEU TURQUOISE

Époque : XIXème siècle

Dimensions :
Hauteur totale : 82 cm

Henry Dasson (1825 – 1896)
Henry Dasson est l’un des plus importants fabricants de meubles et d’objets d’art de la deuxième moitié du XIXe siècle. Il est particulièrement réputé pour l’extrême finesse de ciselure de ses bronzes et leur très belle dorure au mercure. Il perpétue la tradition de qualité de Charles-Guillaume Winckelsen dont il reprend l’affaire à son décès en 1870. Installé au 106, rue Vieille-du-Temple, il excelle dans la réalisation de meubles et d’objets souvent inspirés des styles Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Il est particulièrement remarqué à l’Exposition Universelle de 1878, à Paris, où Louis Gonse le célèbre en ses termes : « Henry Dasson s’est rapidement créé par la perfection de ses oeuvres une très haute situation à laquelle nous applaudissons chaleureusement ». Il continue à exposer avec succès (Grand Prix Artistique, Légion d’honneur) jusqu’à la cessation de son activité en 1894.

  - PAIRE DE VASES CANDÉLABRES EN PORCELAINE DU JAPON « ARITA » XVIIÈME , ET MONTURE  EN BRONZE XIXEME CISELÉ ET DORÉ, ÉCLAIRANT À SEPT BRAS DE LUMIÈRE

PAIRE DE VASES CANDÉLABRES EN PORCELAINE DU JAPON « ARITA » XVIIÈME , ET MONTURE EN BRONZE XIXEME CISELÉ ET DORÉ, ÉCLAIRANT À SEPT BRAS DE LUMIÈRE

Les vases de forme balustre en porcelaine du Japon à décor polychrome de fleurs et denticules. Très belle ornementation de bronze ciselé et doré tels que bouquets de bras de lumière cambrés sur le haut du couvercle, prises des anses feuillagées et cambrées, socles moulurés à balustre et feuillage formant les pieds. Ils reposent sur un piédestal en bois peint et doré de forme galbée sur un socle quadrangulaire.

Époque :
XIXème siècle pour les bronzes dorés
XVIIème siècle pour la porcelaine du Japon.

Dimensions :
Vase
Hauteur : 120 cm
Largeur : 72 cm
Profondeur : 55 cm

Avec socle
Hauteur : 195 cm
Largeur : 118 cm
Profondeur : 100 cm

Théodore Deck - COUPE, EN CÉRAMIQUE

COUPE, EN CÉRAMIQUE

Signatures de Joseph Cheret pour le décor sur la panse, et monogramme en creux de Théodore Deck à l'arrière

Création du XIXème siècle

La coupe légèrement ovoïde en céramique à fond crème et coulées ocre rouge soulignées de vert, présente un décor d’amours virevoltants en relief et des anses recourbées à décor végétal sur le haut du culot. Intérieur de couleur turquoise appelé « Bleu de Deck »

Dimensions :
Hauteur : 37 cm
Diamètre : 37 cm

Théodore Deck (1823-1891)
Personnage central de la céramique française au XIXème siècle, fit son apprentissage à Strasbourg et s’installa à Paris en 1847 où il fréquenta les milieux artistiques. En 1861, il présenta au Salon des Arts et Industries quelques réalisations qui le firent reconnaître comme l’un des maîtres de l’époque. Il puisa son inspiration dans les faïences turques ou persanes et inventa un bleu turquoise éclatant appelé « Bleu de Deck ». Auteur d’un traité sur la faïence, il devint en 1887 Directeur de la Manufacture de Sèvres. Des céramiques de Théodore Deck sont actuellement exposées au musée de Florival à Guebwiller.

Gustave-Joseph Cheret (1838-1894)
Sculpteur céramiste français, il débute au Salon de 1863. Après 1877, il est engagé à Baccarat. En 1879, il obtient le prix de Sèvres avec un projet de vase de 2 mètres de haut. En 1886, après avoir été son élève, il succède comme suppléant de son beau-père Albert-Ernest CARRIER de BELLEUSE, dit CARRIER-BELLEUSE, à la direction des travaux d'art de la manufacture nationale de Sèvres (1886 - 1887).


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